Les nouvelles énergies renouvelables

Les nouvelles énergies renouvelables : 3 nouvelles énergies à connaitre

Aujourd’hui de nouvelles énergies renouvelables émergent et viennent compléter les énergies renouvelables existantes. Ces énergies sont renouvelables : elles ne s’épuisent pas et se renouvellent sans cesse. Aujourd’hui, les scientifiques du monde entier continuent la recherche de nouvelles énergies renouvelables pour venir étoffer l’offre des différentes énergies renouvelables qui existent sur le marché : l’énergie solairel’énergie éoliennel’énergie thermiquel’énergie hydrauliquela biomasse et les énergies marines renouvelables.

Cependant trois nouvelles énergies renouvelables sortent du lot. Elles font parties des technologies prometteuses pour l’avenir : les bactéries déinocoques, le thorium et les panneaux solaires en spray.

Les déinocoques : un biocarburant truffé de bactéries !

C’est une première mondiale ! En 2012, la société française Deinove a réussi à isoler et optimiser une souche de bactéries déinocoques capable de produire de l’éthanol à partir d’une biomasse végétale industrielle à base de blé.

Les déinocoques – nouvelles énergies renouvelables ?

Les déinocoques fabriquent de l’éthanol, plus communément connu sous le nom d’alcool. C’est un carburant qui se substitue à l’essence et qui peut être obtenu à partir de la fermentation de sucre de canne, de maïs ou encore de betteraves. Cependant sa fabrication n’est pas sans répercussions écologiques. En utilisant des bactéries, il est donc possible d’en produire en grande quantité sur une petite surface, tout en minimisant l’impact environnemental.

La bactérie Deinococcus a l’avantage d’être très peu exigeante. C’est une bactérie stable et particulièrement résistante, qui peut survivre et se développer dans un milieu purement minéral et relativement pauvre en nutriments. C’est donc une bactérie parfaite pour le monde industriel.

De plus cette bactérie a le mérite de pouvoir effectuer conjointement l’hydrolyse et la fermentation, les deux procédés nécessaire à la production de l’éthanol. Elle est aussi capable de fermenter différents types de sucres simultanément, ce qui augmente le rendement final de la réaction. La fermentation génère de la chaleur, ce qui en temps normal tue les bactéries… mais pas les Déinocoques qui sont thermophiles. Elles peuvent travailler à haute température et sont donc parfaitement adaptées à la production de bioéthanol.

Le thorium, une alternative crédible à l’uranium ?

La deuxième nouvelle énergie renouvelable à connaitre est le thorium. Le thorium est souvent présenté comme un combustible alternatif dans la production d’énergie nucléaire. Ce minerai est non seulement trois fois plus abondant que l’uranium mais il génère également bien moins de déchets, ce qui en fait une nouvelle énergie renouvelable.

Comment fonctionne le thorium ?

Le thorium, découvert en 1829 par Berzélius, tire son nom de Thor le dieu scandinave du tonnerre. Le thorium est un métal utilisé pour la fabrication d’électrodes et cathodes. Aujourd’hui il est considéré comme une potentielle future énergie renouvelable dans le domaine du nucléaire.

En effet, le thorium est quatre fois plus abondant que l’uranium 238 tout en présentant une très faible radioactivité. De plus, la fission de l’uranium 233 produit plus d’énergie que l’uranium 235. En effet, l’uranium contient moins de 1% d’uranium 235, seul isotope fissible à l’état naturel.

Pour la même quantité d’énergie produite, un réacteur alimenté au thorium nécessiterait donc moins de combustible qu’un réacteur alimenté en uranium. Selon les experts, un kilo de thorium pourrait produire autant d’énergie que 200 kilos d’uranium naturel.

Le volume de déchets radioactifs produits par l’exploitation d’un réacteur nucléaire alimenté au thorium serait donc moins important que celui d’un réacteur alimenté par l’uranium. Les déchets générés auraient un cycle de vie 1000 fois plus court que ceux de l’uranium. De plus leur radioactivité serait, au maximum, de quelques siècles.

Par ailleurs, l’utilisation de l’uranium 233 à des fins militaires est supposé impossible, contrairement à celle de l’uranium 235. Globalement, des réacteurs fonctionnant au thorium seraient plus sûrs que les réacteurs nucléaires actuels.

Le thorium présenterait une intérêt sur le long terme, notamment dans le développement des réacteurs à sel fondu utilisant du thorium. Ce procédé est étudié par le CNRS.

Les panneaux solaires en spray

La troisième nouvelle énergie renouvelable prometteuse est les panneaux solaires en spray. Les cellules qui composent traditionnellement les panneaux solaires sont faites de plastique ou de verre. Ce sont des matériaux faciles à casser et compliqués à recycler. A cela s’ajoute l’utilisation du silicium, dont l’extraction est très coûteuse, aussi bien financièrement qu’énergétiquement. L’avenir des panneaux solaires réside donc dans les cellules photovoltaïques organiques à pulvériser sur des surfaces souples. Des panneaux plus naturels, en somme.

Comment fonctionne les panneaux solaires en spray ?

Avec son équipe, le professeur Illan Kramer de l’Université de Toronto a développé un procédé révolutionnaire qui permet de projeter des cellules solaires sur des surfaces souples. À l’image d’une bombe de peinture ou de l’impression des journaux ce spray permet de « pulvériser des panneaux solaires ».

Jusqu’à aujourd’hui, il était impossible d’incorporer des matériaux sensibles à la lumière à l’aide d’un traitement par lot. De plus, ce système a l’inconvénient d’être lent et très onéreux. Mais le SprayLD brise cette contrainte. En effet, il permet de pulvériser ces matériaux sensibles à la lumière. En effet le système du Docteur Kramer pulvérise un liquide contenant directement les points quantiques colloïdaux sur des surfaces souples. Cette nouvelle énergie renouvelable permettrait à des objets du quotidien de devenir des panneaux solaires. Toit de voiture, mur, cheminées, tous ces objets pourront demain devenir vecteur d’énergie propre.

Simple de mise en place, le procédé a le mérite d’utiliser des composants à bas coût et faciles à trouver sur le marché. L’avantage de ce spray solaire réside non seulement dans sa simplicité de fabrication mais également son bas coût. S’il venait à être commercialisé et produit en grande quantité, il permettrait non seulement aux entreprises mais aussi aux particuliers d’être en avance.