Nouvelles technologies à venir

Du biocarburant truffé de bactéries !

C’est une première mondiale, en 2012, la société française Deinove serait parvenue à isoler et à optimiser une souche de bactéries déinocoques capable de produire de l’éthanol à partir d’une biomasse végétale industrielle à base de blé.

Comment ça marche et c’est quoi une déinocoque ?

L’éthanol, plus communément connu sous le nom d’alcool, est un carburant qui se substitue à l’essence. Il peut être obtenu à partir de la fermentation de sucre de canne, de maïs ou encore de betteraves, mais non sans répercussions écologiques. En utilisant des bactéries, il est possible d’en produire en grande quantité sur une petite surface tout en minimisant l’impact environnemental.

Deinococcus a l’avantage d’être très peu exigeante. C’est une bactérie stable et particulièrement résistante, qui peut survivre et se développer dans un milieu purement minéral et relativement pauvre en nutriments, ce qui correspond bien au monde industriel.

Elle a le mérite de pouvoir effectuer conjointement l’hydrolyse et la fermentation, les deux procédés nécessaire à la production de l’éthanol. Elle est aussi capable de fermenter différents types de sucres simultanément, ce qui augmente le rendement final de la réaction. La fermentation génère de la chaleur, ce qui en temps normal tue les bactéries… mais pas les Déinocoques, qui sont thermophiles, travaillant à haute température. Ces bactéries semblent donc parfaitement adaptées à la production de bioéthanol.

Le thorium, une alternative crédible à l’uranium ?

Le thorium est souvent présenté comme un combustible alternatif dans la production d’energie nucléaire. Non seulement, ce minerai est trois fois plus abondant que l’uranium mais il génère également bien moins de déchets.

Comment ca marche ?

En effet, la fission de l’uranium 233 produit plus d’énergie que l’uranium 235 (l’uranium contient moins de 1% d’uranium 235, seul isotope fissible à l’état naturel). Pour la même quantité d’énergie produite, un réacteur alimenté au thorium nécessiterait donc moins de combustible qu’un réacteur alimenté en uranium. Selon les experts, un kilo de thorium pourrait produire autant d’énergie que 200 kilos d’uranium naturel.

Le volume de déchets radioactifs produits par l’exploitation d’un réacteur nucléaire alimenté au thorium serait moins important. Les déchets générés auraient un cycle de vie 1000 fois plus court que ceux de l’uranium. Leur radioactivité serait, au maximum, de quelques siècles.

Par ailleurs, l’utilisation de l’uranium 233 à des fins militaires est supposé impossible, contrairement à celle de l’uranium 235. Globalement, des réacteurs fonctionnant au thorium seraient plus sûrs que les réacteurs nucléaires actuels.

Les panneaux solaires en spray

Les cellules qui composent traditionnellement les panneaux solaires sont faites de plastique ou de verre : des matériaux faciles à casser et compliqués à recycler. A cela s’ajoute l’utilisation du silicium, dont l’extraction est très coûteuse, aussi bien financièrement qu’en énergie.L’avenir du solaire réside donc dans les cellules photovoltaïques organiques. Des panneaux plus naturels, en somme.

Avec son équipe,Illan Kramer a développé un procédé révolutionnaire qui permet de projeter des cellules solaires sur des surfaces souples, à l’image d’une bombe de peinture ou de l’impression des journaux.

Jusqu’à aujourd’hui, le système consistait à incorporer des matériaux sensibles à la lumière à l’aide d’un traitement par lot, ce qui a l’inconvénient d’être lent et très onéreux. Mais le SprayLD brise cette contrainte. Il permet de pulvériser ces matériaux sensibles à la lumière.

Simple de mise en place, le procédé a le mérite d’utiliser des composants à bas coût et faciles à trouver sur le marché.